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Pour sortir du désert


"Je crois important et vital le mouvement de plus en plus actif qui s'oppose aux sectes, à leur influence souvent négative et à leur développement. Mais s'il paraît essentiel de s'inquiéter à propos des dangers et des ravages qu'elles occasionnent chez les jeunes et les moins jeunes, sur les adolescents et les adultes, il me paraît tout aussi nécessaire de s'interroger, en même temps, sur les raisons de leur succès, de leur progression même.

Oui, s'interroger en particulier, parce que c'est mon métier de formateur, sur les enjeux émotionnels, relationnels et économiques qui sont à l'œuvre au travers de l'impact des quelque trois cents sectes petites ou grandes, connues ou plus secrètes qui pullulent actuellement en France. Autrement dit, au-delà de la dénonciation, proposer une prévention. Une prévention qui débouche, au-delà d'une interrogation ou d'un anathème, sur des actions concrètes.

En rappelant tout d'abord que le Sahel relationnel ne se trouve pas au Sahara, mais chez nous en Occident. Que la désertification, l'appauvrissement des relations parents-enfants, adultes-jeunes sont en pleine expansion dans les pays dits développés mais en crise relationnelle profonde, comme le nôtre.

Depuis quelques années nous paraissons obnubilés par les ravages et les angoisses suscités par le marasme économique, en oubliant trop vite parfois que nous sommes dans une crise relationnelle grave au niveau de la communication intime : couple et famille, école et travail, loisirs et sports, santé et soins. Dans tous ces secteurs où devrait circuler la sève vivante de l'existence au quotidien, il y a des manques, des impasses, des blessures qui s'accumulent et s'enkystent durablement.

Nous en payons un prix trop élevé avec une recrudescence de la violence sur autrui dans la rue, dans les quartiers, dans les lieux de rencontre, qui ne sont plus des lieux de convivialité.

Violence sur soi : drogues, suicides, passages à l'acte somatiques, insécurité et dépendances diverses qui font de nos enfants des êtres à la dérive, en recherche de modèles, de valeurs, d'engagements.

Nous savons qu'il y a chez les enfants, chez les jeunes et chez les adultes, un triple besoin qui n'est pas comblé par le fonctionnement actuel des structures familiales, scolaires et sociales proches. Ces besoins ont traversé toutes les époques, ils sont constants, vivaces et, comme tout besoin, ils demandent à être reconnus, entendus, et quelquefois comblés. Quels sont-ils ces besoins vitaux communs à chaque être humain ?

Le besoin de se dire, avec des mots à soi, avec une parole personnelle, même si elle est parfois maladroite. Besoin, non seulement de s'exprimer, mais aussi de communiquer, de se prolonger, d'être relié ; le besoin d'être entendu, par un entourage sensible, tolérant, ferme et proche ; le besoin d'être entendu avec ses tâtonnements, ses interrogations, ses doutes ou ses certitudes et ses croyances, ses différences et son altérité, son unicité ; le besoin d'être reconnu, « tel que je suis et non tel qu'on voudrait que je sois, avec mes valeurs, mes contradictions, avec mes excès aussi »."
(De Jacques Salomé il me semble)


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 L'Important

 

-C'est quoi l'Important?
-L'Important, c'est d'accrocher des rires
Aux branches sèches de la vie…

-C'est quoi la Vie?
-La Vie, c'est chercher son étoile
Dans le fouillis du ciel…

-C'est quoi le Ciel?
-Le Ciel, c'est ce qu'on ne peut voir
Qu'en fermant les yeux…

-C'est quoi les Yeux?
-Les Yeux, ce sont des forges vives
où s'embrasent les rêves…

-C'est quoi les Rêves?
- Les Rêves…

C'est ce qui est important.

(Robert Gélis )



 

 

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Silence caresse
En face à face
Silence délice
Et l'ange passe
Entre nos yeuxUn lien se tisse
Comme une préface

Silence promesse
Tout peut se croire
Silence ivresse
De n'pas savoir
Ne pas se dire
Et nos regards
Se font miroirs

Les mots ne disent
Que nos passés
Les mots se traînent
De nos regrets

Comme des chaînes
Comme si l'amour
Savait parler

Les mots nous gâchent
Les mots nous fâchent
Ils nous entraînent
A nous mentir
Comme des chaînes
Comme si l'amour
Pouvait se dire

Silence caresse
Goût du mystère
Silence tendresse
Savoir se taire
Pour que tu restes
La plus intime
Des étrangères

Silence toujours
Les mots se taisent
Le doux silence
Qui nous protège
Qui nous désarme
Laissons les autres
A leur vacarme

Les mots nous gâchent
Les mots nous fâchent
Ils nous entraînent
A nous mentir
Comme des chaînes
Comme si l'amour
Pouvait se dire  
(Auteur inconnu)


 

 

                 

 

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Le temps maître de nos vies,
Continue son contrôle avec perfidie.
Pas une minute de répit,
Il rythme ses envies.

Avec toi la liberté n'existe pas,
Tous dépendant de toi,
C'est pathétique.
L'Homme est ton animal domestique.

Tu n'es jamais comme on le voudrait.
Toujours trop long ou trop court,
Tu n'es d'aucun secours,
Alors pourquoi te conserver ?

Dans les bras de l'être aimé
Tu te mets à accélérer.
Alors que durant les trajets
Tu prends un malin plaisir à t'égrainer.

Temps je te hais,
Je voudrais goûter à la liberté.
Ne pas penser à toi
A chaque fois !

(Poéme écrit par TEARS)



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"Il y a des mots qui enivrent et partent à la dérive. S'accrochent au cerf-volant, flottent au gré du vent tels des goélands tout blancs...

Il y a des mots qui dansent et taquinent... écumant la vague du désir puis, s'excitent au contact de la caresse du vent...
 

Il y a des mots qui pèsent dégringolant la falaise... tels des fous de bassan trop lourds pour s'envoler à la rencontre du soleil levant...

Il y a des mots-galets qui s'échouent sur la plage du coeur. Bijoux sculptés par le fond de la mer et dont le sable fin devient l'écrin...
 

Il y a des mots-coquilles qui s'entrouvrent pour se gaver de plancton nourricier... puis, s'agrippent au rocher pour s'y incruster et y rester..
.

Il y a des mots de brume qui traversent la côte figée par la lourdeur du temps passé. Mots chaloupés, mots égarés cherchant le phare illuminé...
 

Il y a des mots-plumes offerts par la mouette, des mots d'étoiles amères, des mots qui se retirent comme la marée... Des mots gênés, des mots-épaves échoués. Des mots galvaudés par le vent salin...
 

Il y a mes mots mêlés aux tiens, des mots-filets pour t'accueillir...
 

Il y a mes mots mêlés aux tiens, vaguelettes caressantes pour la plage de ton coeur qui m'attire. Mots bleus ou argentés... Mots doux à susurrer...
 

Il y a mes mots-sirènes qui te chantent sérénade. Mots qui enchantent, mots enjôleurs t'invitant à me rejoindre dans les profondeurs océanes de mon coeur!

Il y a des mots. Il y a les miens et puis les tiens. Ils s'échevèlent et s'entremêlent. Mots soupirés, mots flottants qui voilent et dévoilent. Mots qui traversent l'océan du temps...
 

Il y a des mots qui restent, des mots écrits, des mots jolis et des mots maudits... Il y a des mots de magie blanche et des mots porteurs de noirceur...
 

Mon plus grand désir c'est de t'apporter des mots-soleils pour éclairer ta vie, la rendre si jolie que tu en seras ébloui. Te faire traverser les nuages pour que ton coeur éclate de bonheur!

Les entends-tu?"


(Jovette Mimeault)

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Le silence est l'équilibre absolu du corps,de l'esprit et de l'âme

L'homme qui préserve l'unité de son être reste à jamais calme

Et inébranlable devant les tempêtes de de l'existence.

Pas une feuille qui bouge sur l'arbre

Pas une ride à la surface étincelante du lac

Voilà aux yeux du sage illétré

L'attitude idéale de la meilleure conduite de vie.

Si vous lui demandez:"Qu'est-ce que le silence?"

Il répondra:"C'est le Grand Mystère!"

Le silence sacré est sa voix!

Si vous demandez:"Quels sont les fruits du silence?"

Il dira:"C'est la maîtrise de soi

Le courage vrai ou l'endurance,la patience ,

La dignité et les respect.

Le silence est la pierre d'angle du caractère.


(Ohiyesa , écrivain indien contemporain)

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Sensation

Sensation. Noir. Rouge. Rouge. Noir. Blanc. Noir. Vert. Blanc. Sensations. Toutes les sensations. Courir, s'élancer à la recherche de ces sensations. Adrénaline. Course effrénée contre le temps. Trois. Quatre. Trois. Quatre. Un, deux, trois, quatre. Plus vite. Encore. Plus loin. Plus fort. Aspirer l'attraction d'un souffle. Attraper les sensations. Empoigner l'attirance divine. Droite. Gauche. Gauche. Droite. Foncer, lancer. Tourner au plus profond des choses. Inspirer. Expirer. Expirer. Inspirer. Respirer l'air si rare. Ressentir la rapidité incontournable de la vitesse. En haut. En bas. Toucher. Frôler. Mouvements de dépassement. Poussière d'envie. Recherche du point extrême. Oser. Frisson de désespoir. Secret enfoui par l'énigme mystique. Sensation. Encore. Plus loin. Plus vite. Plus fort. Explosion de pépites. Crépitement de saveur. Minute. Seconde. Millième. Divinité. S'approcher du paradis. Sensation. LA sensation. Cinq. Deux. Quatre. Trois. Train à grande vitesse. Grincement de paupières. Un. Deux. Crisper les lèvres. Souffle d'un secret. Fusion du désir. Zéro virgule quatre. Sensation. Griffer. Trembler. Le cri du silence…
(Ptitexetoile)










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"Quand le lac agité ne me permettait pas la navigation, je passais mon après-midi à parcourir l'île en herborisant à droite et à gauche, m'asseyant tantôt dans les réduits les plus riants et les plus solitaires pour y rêver à mon aise, tantôt sur les terrasses et les tertres, pour parcourir des yeux le superbe et ravissant coup d'œil du lac et de ses rivages couronnés d'un côté par des montagnes prochaines et de l'autre élargis en riches et fertiles plaines, dans lesquelles la vue s'étendait jusqu'aux montagnes bleuâtres plus éloignées qui la bornaient. Quand le soir approchait je descendais des cimes de l'île et j'allais volontiers m'asseoir au bord du lac sur la grève dans quelque asile caché ; là le bruit des vagues et l'agitation de l'eau fixant mes sens et chassant de mon âme toute autre agitation la plongeaient dans une rêverie délicieuse où la nuit me surprenait souvent sans que je m'en fusse aperçu. Le flux et reflux de cette eau, son bruit continu mais renflé par intervalles frappant sans relâche mon oreille et mes yeux, suppléaient aux mouvements internes que la rêverie éteignait en moi et suffisaient pour me faire sentir avec plaisir mon existence sans prendre la peine de penser. De temps à autre naissait quelque faible et courte réflexion sur l'instabilité des choses de ce monde dont la surface des eaux m'offrait l'image : mais bientôt ces impressions légères s'effaçaient dans l'uniformité du mouvement continu qui me berçait, et qui sans aucun concours actif de mon âme ne laissait pas de m'attacher au point qu'appelé par l'heure et par le signal convenu je ne pouvais m'arracher de là sans effort. "
(Les rêveries du promeneur solitaire)
Jean-Jacques Rousseau
(Extrait 5ème promenade)






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La Liberté,

Ce n'est pas partir, c'est revenir,
Et agir,
Ce n'est pas prendre, c'est comprendre,
Et apprendre,
Ce n'est pas savoir, c'est vouloir,
Et pouvoir,
Ce n'est pas gagner, c'est payer,
Et donner,
Ce n'est pas trahir, c'est réunir,
Et accueillir.

-

La Liberté,

Ce n'est pas s'incliner, c'est refuser,
Et remercier,
Ce pas un cadeau, c'est un flambeau,
Et un fardeau,
Ce n'est pas la faiblesse, c'est la sagesse,
Et la noblesse,
Ce n'est pas un avoir, c'est un devoir,
Et un espoir,
Ce n'est pas discourir, c'est obtenir,
Et maintenir.

-

Ce n'est pas facile,
C'est si fragile,
La Liberté,


Jacques Prévost (1998 - Poèmes pour l'an 2000 - Extraits)


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Souffle les mots!

Prend ta plume, perce le nuage,

L‘espoir se consume, donc arrose ta page.

Souffle les mots, fais le chaque jour,

C‘est tellement beau, d’écrire par amour.

 
Prend ta plume, crie ta pensée,

Va-y assume, ce que tu transmets.

Souffle les mots, fais le chaque jour,

C‘est tellement beau, d’écrire par amour.

 
Un mot peut tout changer, n’abandonne pas.

Comprends-tu le danger, qui s’approche pas à pas ?

As-tu envisager, son proche trépas ?

Un mot peut tout changer, s’il te plaît n’abandonne pas.

 

Prend ta plume, c’est important,

Il faut que t’allume, les remords chez les gens.

Souffle les mots, fais le chaque jour,

C‘est tellement beau, d’écrire par amour.

 

Notre Terre se meurt, entends tu ses pleurs ?

Notre Terre a peur, entends-tu son coeur ?

Mais tout peut s’arranger, écris pour son bonheur.

Un mot peut tout changer, s’il te plaît n’abandonne pas.
 

http://www.soufflemots.com/category/poeme-chanson/

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